L’art populaire regroupe les objets du quotidien parfois de fabrication artisanale.
C’est « La richesse du pauvre »

AGRICULTURE :

En Normandie comme en Savoie, les ouvriers saisonniers avaient pour coutume d’offrir un « Bouquet de Moisson » à la propriétaire du domaine où ils étaient embauchés.

Brouette d’enfant – La fabrication est identique à celle du jardinier ou de la lavandière.

Baricot de faucheur révolutionnaire – Ce petit tonneau servait à amener le cidre de la cave au champ – Musée de Normandie (CAEN).

ART :

Ces balles ont sifflé naguère – Et ne siffleront plus jamais – Car j’an ai fait des fleurs de guerre – Que t’offre un ami de la paix. – A. Boutle – 5 Déc 1902

HABILLEMENT :

Chemise d’enfant en toile huilée appelée blaude ou biaude en Normandie. Un modèle d’apparat.

Chaussures d’enfant en bois de taille 27. L’usure des semelles indique qu’elles ont été portées. Pour paraître, le fabricant a fait preuve d’ingéniosité et d’imagination.

Pédimètre, chaussures montantes, galoches et sabots d’enfant.

Forme et compas de chapelier.

Malle à chapeau en cuir et chapeau haut de forme.

« La théorie de l’évolution » du chapeau claque.

MARÉCHALERIE :

Bouquet de Saint-Éloi – Cette pièce de ferronnerie est réalisée par le maréchal ferrant à la fin de sa formation. Ce chef-d’œuvre lui servira d’enseigne.
Saint-Éloi, ministre du roi Dagobert est le Saint patron des maréchaux ferrants et des forgerons. On le fête le 1er décembre.

A voir au dessus de la croupe du cheval, le bouquet de Saint-Éloi.

MATÉRIAUX ET OBJETS DE CONSTRUCTION :

2650 thuille faite le 25 juillet en l’an 1807 Pierre Louis VINCENT.

2000 thuille le 3 aoust 1807 Pierre Louis VINCENT.

Thuille, orthographe pour tuile aux 17ème et 18ème siècles. Extrait d’un acte notarié pour bail de 1654 à MENOU (58) : « ladite grange couverte de thuille et d’essis … » (Référence : Cahiers du val de Bargis)

Tuile de terre cuite – L’église, son clocher et son coq.

Girouette – Le caveur (ramasseur de truffes) et son cochon truffier.

MINIATURES ET OBJETS DE VITRINE :

Nécessaire à couture dans une coque de noix – Origine : NONTRON (Dordogne).

Pistolet à broche de calibre 2mm – face gauche.

Pistolet à broche de calibre 2mm – face droite.

Cochon porte Louis d’or.

Modèle pour 10 francs et 20 francs or.

MOBILIER ET PETITS OBJETS DE LA MAISON :

Les coffres de mariée sont une spécialité Rouennaise. Ces malles peintes généralement en hêtre ont vu le jour au milieu du 18ème siècle pour connaitre leur apogée au 19ème siècle.

Un peu moins courant que les coffres de mariée, ce petit coffret renfermait les rares bijoux de la normande dont ces deux épingles de coiffe.

Marque à pain – Avant d’enfourner son pain qui était cuit dans le four commun, chacun appose sa marque. Celle-ci aux initiales : A.T, est en buis.

Cuillère en corne datée de 1927.

Bouquet de mariée – La jeune épouse a déposé sur le petit coussin centrale, sa couronne de fleurs d’oranger.

Scène pastorale pour cette poupée de cire datant de la seconde moitié du 19ème. On peut remarquer à droite un mouton également en cire et à gauche sous la main, deux oiseaux en verre. Le sujet n’est pas très commun. Il est plus facile de trouver une représentation de l’enfant Jésus ou de la vierge Marie.

Égouttoir à vaisselle présenté avec diverses poteries normandes : un porte diner, un pot à cuir, une passoire à lait, une tripière et un plat de service.

Le verrier, égouttoir à verres, est de fabrication normande. Il est ici présenté avec un cuit pomme en terre cuite, un taille soupe, un racloir à maie, une pince à sucre et un pot à miel.

PLAQUES DE VOITURE HIPPOMOBILE :

Plaque de voiture hippomobile – La commune de St-Nicolas-Du-Bosc-l’Abbé a fusionné en 1972 avec Caorches pour former Caorches-St-Nicolas.

Plaques de voitures hippomobiles – Partie de l’arrêt du Conseil du roi du 20 avril 1783: «… tous propriétaires de charrettes, chariots et autres voitures, destinés au roulage et transport des denrées et marchandises, seront tenus de faire peindre en caractère gros et lisible, sur une plaque de métal posée en avant des roues, au côté gauche de la voiture, et ainsi que cela se pratique dans la ville et banlieue de Paris, leurs noms, surnoms et domiciles…».

Voir sous l’enfant la fameuse plaque d’immatriculation. (Pour la petite histoire la jeune femme en blanc, c’est ma mémé chez ses cousins de Thiberville – 27).

PRÉSENTS D’AMOUR :

Le présent d’amour est une œuvre d’art populaire d’un « artiste » pour sa belle.

Selon Sophie SESMAT spécialiste en art populaire: « Cette belle carte brodée, c’est une déclaration d’amour ! Vous voyez deux colombes, symboles de l’amour (généralement, on les représentait se becquetant, au-dessus d’une corbeille de fleur, d’un autel d’amour, …). Le cœur enflammé n’est pas ici un symbole religieux, il faut je pense y voir un cœur brûlant d’amour. Cela est renforcé par la symbolique des fleurs en-dessous : la rose (je vous aime) et la pensée (je pense à vous ou encore une pensée pour aujourd’hui et une pensée pour demain). Les insectes sont uniquement décoratifs! »

Ce présent d’amour est originaire de Provence. Ce noyau d’abricot sculpté, représente un petit panier avec pour la première face, deux cœurs transpercés par une flèche et pour la seconde face une croix pattée – (1cm8 par 1cm4).

Cette armoire normande familiale, fût sculptée dans du sapin par un ébéniste pour un aïeul peu fortuné, le sapin étant bien moins onéreux que le chêne.

Ce bouquet d’armoire normande avec ses deux colombes se «bécotant», illustre bien le présent d’amour.

Les affiquets :
Ces minuscules objets appelés « affiquets » sont aussi des présents d’amour. En Normandie, ils étaient bien souvent fabriqués par les terre-neuvas entre les ports de grandes pêches et les bancs de morues de Terre-Neuve.

Deux petits paniers sculptés dans des noyaux de prune (2cm par 2cm) et (2cm par 1cm6). Ce modèle d’affiquet servait à rassembler les quatre aiguilles des tricoteuses de chaussette afin que les mailles ne sautent pas entre deux cessions. 

Deux boutons sculptés dans des noyaux de prune (2cm par 2cm) et (1cm8 par 1cm8). Une pensée pour sa belle et une rose pour lui exprimer son amour.

Un bouton dans un noyau de prune (2cm2 par 1cm4) un petit panier dans un noyau de cerise (1cm par 0cm8) et un minuscule panier dans un noyau de merise (0cm8 par 0cm6).

Et si vous souhaitez en savoir plus sur les affiquets, je vous recommande la documentation de Sophie Sesmat en cliquant sur le lien suivant : Objets d’hier

LOISIRS :

Goujonnières et seau à vifs – L’art populaire chez le pécheur en rivières.

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Une rubrique pour les curieux avec divers thèmes à visiter en cliquant sur les liens suivants :
Art populaire  – Art de tranchée et Conscription – Cabinet de curiosités  –  D’ici et d’ailleurs  – Germaine Bouret –  Poteries Normandes  –  Vieux Papiers